Ô temps ! Suspends ton vol

Ô temps ! Suspends ton vol
Toile 60 x 80 cm
Peinture acrylique noire, blanche, rouge et phosphorescente
Juillet 2026
Exposée à l’atelier depuis l’été 2026
Quatrième peinture de la sous-série « œuvres revisitées »

Après Magritte, Léonard de Vinci et Picasso, place à Dali. Cette peinture n’est pas à proprement parlé une réinterprétation d’une œuvre de Dali, mais l’intégration d’un sujet qui se rapporte à cet auteur: la fameuse montre molle, allégorie de l’illusion du temps « rigide ».

Fidèle aux canons de la série, la toile reste radicalement noire, blanche et rouge. La fusée semble décoller d’une planète sauvage aux pics acérés. Un arbre torturé dépasse des rochers et une rivière rejoint l’horizon nuageux. A priori la contrée sauvage ne semble pas (plus?) habitée. Contrepoint à cette supposition, un drôle de plateau rocheux émerge de l’eau et une montre molle géante repose sur celui-ci. Cette montre est-elle le résultat d’un cataclysme atomique survenu dans la civilisation de cette planète lointaine?

Ce thème récurrent dans la SF des années 60 semble toujours autant d’actualité. Au moment où les extrêmes se focalisent et prennent toujours plus de pouvoir, le bon sens et la vision à long terme semble disparaître au profit d’idéologies polarisées. A des températures de 1’450° (point de fusion de l’Acier Inox) ou plus la matière se liquéfie, se déforme brutalement… et des objets du quotidien pourraient bel et bien être retrouvés complètement déformés par des visiteurs spatiaux.

Ou alors la toile illustre simplement la flexibilité du temps?. La rigidité cartésienne fait place à la perception du temps. Des éléments qualitatifs complètent et quantifient cet indicateur immuable. Cinq minutes passées en bonne compagnie ne durent clairement pas le même temps que cinq minutes sur la chaise du dentiste …et pourtant.

Finalement peu importe, j’espère que les quelques minutes passées devant « Ô temps, suspends ton vol » seront de qualité…

Enjoy 😍


O Time! Stay still
Canvas 60 x 80 cm
Black, white, red and phosphorescent acrylic paint
July 2026
On display in the studio since summer 2026
Fourth painting in the ‘revisited works’ sub-series

After Magritte, Leonardo da Vinci and Picasso, it’s Dali’s turn. Strictly speaking, this painting is not a reinterpretation of a work by Dali, but the incorporation of a motif associated with him: the famous melting watch, an allegory of the illusion of ‘rigid’ time.

True to the series’ style, the painting remains predominantly black, white and red. The rocket appears to be taking off from a wild planet with jagged peaks. A gnarled tree protrudes from the rocks and a river flows towards the cloudy horizon. At first glance, this wild landscape does not seem to be inhabited (anymore?). Contrasting with this assumption, a strange rocky outcrop emerges from the water, upon which rests a giant, limp watch. Is this watch the result of a nuclear cataclysm that befell the civilisation of this distant planet?

This recurring theme in 1960s science fiction seems as relevant as ever. At a time when extremes are intensifying and gaining ever more power, common sense and long-term vision seem to be giving way to polarised ideologies. At temperatures of 1,450° (the melting point of stainless steel) or higher, matter liquefies and deforms violently… and everyday objects could well be found completely distorted by visitors from space.

Or perhaps the painting simply illustrates the flexibility of time? Cartesian rigidity gives way to the perception of time. Qualitative elements complement and quantify this immutable indicator. Five minutes spent in good company clearly do not last as long as five minutes in the dentist’s chair … and yet.

In the end, it doesn’t really matter; I hope that the few minutes spent watching ‘O time stay still’ will be well spent…

Enjoy 😍

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