Téléscopage paléo‑cosmique (sans titre)

Téléscopage paléo‑cosmique (sans titre)
Toile 60 x 80 cm
Peinture acrylique noire, blanche, rouge et phosphorescente
Août 2026
Exposée à l’atelier depuis l’été 2026
Cinquième peinture de la sous-série « œuvres revisitées »

Dans ce nouvel épisode de la série « revisitée » des peintures « retour à l’espace », l’artiste poursuit son dialogue avec l’histoire de l’art. Ici les codes basquiatiens sont hybridés avec l’iconographie spatiale minimaliste traditionnelle de la série. Basquiat travaillait dans la densité, la saturation, le chaos maîtrisé. Ici, ces symboles sont placés dans un espace visuel beaucoup plus épuré, presque silencieux et majestueux. Ce contraste crée une friction esthétique : les signes urbains, bruts, expressifs, semblent flotter dans un vide cosmique, comme des reliques culturelles envoyées dans l’espace.

Le fond noir, dense et mat, fonctionne comme une chambre d’écho cosmique. Il absorbe la lumière pour mieux faire surgir les éléments graphiques, traités en aplats francs de blanc et de rouge. Cette économie chromatique renforce la dimension iconique de l’œuvre : chaque motif devient un symbole. Les codes classiques de la série sont aisément reconnaissable, mais la volonté de les mixer avec les références de l’univers basquiatien rendent l’ensemble unique au sein de la série.

Les inscriptions – Retour à l’espace, les répétitions de 2026, les jeux typographiques et inversions – fonctionnent comme un contrepoint conceptuel. Elles ancrent l’œuvre dans une temporalité précise tout en brouillant la lecture, rappelant les expérimentations textuelles du street art ou de l’art brut. Le texte devient matière visuelle, non narration.

Et quid des dinosaures?  Ils ont dominé la planète durant cent-cinquante millions d’années. Un chiffre difficile à concevoir. À titre de comparaison, l’existence de l’Homme civilisé ne se déroule que sur quelques milliers d’années tandis que notre propre espèce, l’Homo sapiens, n’apparaît qu’il y a environ 300 000 ans (une durée 500 fois moins étendue que la présence des grands sauriens sur Terre). Comment ces animaux auraient-ils évolués s’ils n’avaient pas disparu? Y aurait-il eu des peintres et des artistes? Ou… y avait-il des peintres et des artistes?

Téléscopage paléo‑cosmique (sans titre) offre un ticket pour un véritable voyage dans le temps et dans l’espace.


Paleocosmic collision (untitled)
Canvas, 60 x 80 cm
Black, white, red and phosphorescent acrylic paint
August 2026
On display in the studio since summer 2026
Fifth painting in the ‘revisited works’ sub-series

In this new instalment of the “revisited” series of “Return to Space” paintings, the artist continues his dialogue with art history. Here, Basquiatian codes are blended with the series’ traditional minimalist space iconography. Basquiat worked with density, saturation and controlled chaos. Here, these symbols are set within a much more pared-back visual space, almost silent and majestic. This contrast creates an aesthetic tension: the raw, expressive, urban symbols seem to float in a cosmic void, like cultural relics sent into space.

The dense, matt black background acts as a cosmic echo chamber. It absorbs light to make the graphic elements—rendered in bold blocks of white and red—stand out all the more. This restraint in colour reinforces the work’s iconic quality: each motif becomes a symbol. The series’ classic codes are easily recognisable, but the desire to blend them with references to Basquiat’s world makes this piece unique within the series.

The inscriptions – ‘Retour à l’espace’, the repetitions of ‘2026’, the typographical play and inversions – function as a conceptual counterpoint. They anchor the work in a specific temporal context whilst blurring its interpretation, recalling the textual experiments of street art or art brut. The text becomes visual material, not narrative.

And what about the dinosaurs? They dominated the planet for one hundred and fifty million years. A figure that is hard to fathom. By way of comparison, the existence of civilised humankind spans only a few thousand years, whilst our own species, Homo sapiens, only appeared around 300,000 years ago (a period 500 times shorter than the time the great saurians spent on Earth). How might these animals have evolved had they not become extinct? Would there have been painters and artists? Or… were there painters and artists?

Paleocosmic collision offers a ticket to a true journey through time and space.

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